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Le No Code c'est quoi ? Guide Complet

14/1/2025
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3 minutes
“Our conversion rates have increased by 125% since they revamped our website and messaging. There is not more anything else”
–David Moris, Product Deigner.
Un écran d'ordinateur avec du code informatique. Le texte "NO-CODE" est inscrit en bas de l'image.

Le no code désigne un mode de développement logiciel où l’on peut créer des applications (sites web, applications mobiles, automatisations, etc.) sans écrire la moindre ligne de code. Contrairement à la programmation classique, qui requiert une maîtrise des langages (HTML, CSS, JavaScript, Python…), le no code s’appuie sur des interfaces visuelles et des blocs visuels prédéfinis. En d’autres termes, vous pouvez concevoir vos propres applications ou produits digitaux en manipulant de simples composants graphiques, sans connaissance approfondie en langage informatique.

Pourquoi le no code gagne-t-il en popularité ?

1. Démocratisation et gain de temps

  • Démocratisation du développement : Que l’on soit chef d’entreprise, entrepreneur, collaborateur en ressources humaines ou simplement porteur d’un projet, on peut désormais créer des applications commerciales ou applications d’entreprise sans dépendre d’une équipe d’experts en informatique.
  • Gain de temps : Les outils no code permettent de passer de l’idée à la mise en œuvre en quelques heures ou quelques jours, là où le code traditionnel peut demander des mois à temps complet.
Statistique clé : 60 % des entreprises prévoient d’utiliser le no code pour développer leurs projets digitaux d’ici 2025 (Source : Gartner).

2. Réduction des coûts et gestion de projets

  • Moins de ressources : Moins besoin d’impliquer des développeurs spécialisés, ce qui limite les dépenses.
  • Gestion de projets facilitée : Les équipes peuvent élaborer un cahier des charges et configurer visuellement les fonctionnalités, ce qui simplifie la communication entre les différents intervenants.
Statistique clé : Les projets développés avec des logiciels no code se lancent jusqu’à 10 fois plus rapidement que ceux nécessitant une programmation traditionnelle (Source : Forrester Research).

3. Accessibilité et approches de codage simplifiées

  • Interface intuitive : Les outils simples type drag-and-drop (glisser-déposer) nécessitent un minimum de connaissance et de compétences informatiques, idéal pour des utilisateurs professionnels non techniques.
  • Processus complexes démocratisés : Même l’automatisation des processus et la gestion des ressources (CRM, feuilles de calcul, formulaires d’inscription) deviennent accessibles sans code manuel.
  • Courbe d’apprentissage réduite : Un peu de méthodologie et des tutoriels suffisent pour aborder la création d’applications via le no code.

Exemples de plateformes et d’outils no code

Webflow

  • Spécialisé dans la création de sites web sans ligne de code.
  • Dispose d’une interface utilisateur graphique pour gérer le responsive design et éditer la mise en page sans se soucier du code source.

Bubble

  • Orienté vers la création d’applications web dynamiques (SaaS, applications fonctionnelles, marketplaces…).
  • Propose des blocs visuels et un système de workflow pour définir les actions en fonction des événements (clics, formulaires…).

Airtable

  • Au départ, un tableur évolué se rapprochant d’une base de données.
  • Permet de gérer la gestion de contenus et de concevoir des applications internes plus souples, connectées à d’autres applications existantes.

Zapier / Make (ex-Integromat)

  • Orientés automatisation des flux et automatisation des processus : connectent différentes applications logicielles (Gmail, Slack, CRM…) sans toucher au code informatique.
  • Très utiles pour orchestrer des tâches quotidiennes répétitives.

Adalo / Glide

  • Pour développer des applications mobiles sans écrire de lignes de code.
  • Idéal pour des petites entreprises ou associations souhaitant lancer une application existante basique et la tester sur le terrain.

Les avantages du no code

1. Rapidité de mise en œuvre

  • Passer d’un concept à un développement no code opérationnel en un temps record, parfait pour tester un MVP (Minimum Viable Product).
  • Réduire la charge des fonctionnalités à l’essentiel, puis itérer rapidement au fil des retours utilisateurs.

2. Réduction des coûts

  • Baisse des frais liés à l’intervention de programmeurs ou d’une agence externe.
Statistique clé : Les entreprises utilisant le no code peuvent réduire leurs coûts de développement jusqu’à 70 % (Source : OutSystems).

3. Accessibilité pour tous les services

  • Marketing, ressources humaines, comptabilité… tout le monde peut bénéficier des outils nocode pour améliorer la gestion de projets internes.
  • L’interface intuitive diminue la courbe d’apprentissage, ce qui facilite l’appropriation de ces outils visuels par le plus grand nombre.

4. Flexibilité et écosystème d’intégrations

  • Possibilité de se connecter à des applications existantes (ex. CRM, ERP) pour enrichir ou automatiser des processus complexes.
  • Les approches de codage traditionnelles ne sont pas complètement écartées : on peut parfois ajouter du code open source ou du code traditionnel pour des besoins très spécifiques.

Les limites du no code

1. Moins de personnalisation poussée

  • Les applications complexes ou très spécifiques, intégrant de l’intelligence artificielle avancée ou des algorithmes pointus, peuvent exiger une connaissance en programmation plus approfondie.
  • Les outils d’administration proposés par les plateformes no code restent limités par les fonctionnalités natives disponibles.

2. Dépendance à la plateforme

  • En choisissant un outil No Code, on se lie à sa politique tarifaire, à sa roadmap et à ses mises à jour.
  • On ne peut pas toujours exporter aisément le code source (notamment pour les applications mobiles), ni l’héberger sur ses propres serveurs.

3. Scalabilité et performance

  • Au-delà d’un certain seuil (plusieurs milliers ou millions d’euros de chiffre d’affaires, un public massif…), le no code peut montrer ses limites en termes de performances.
  • Une application mobile très demandée ou un site avec un trafic intense peuvent exiger une programmation classique ou un développement low code pour optimiser la rapidité et la robustesse.

Quand le no code est-il pertinent ?

Développer un MVP

  • Tester rapidement une nouvelle application ou une idée d’application d’entreprise auprès d’utilisateurs réels.

Créer un site vitrine ou un blog

  • Idéal pour des petites entreprises, freelances ou associations qui souhaitent lancer une application simple (landing page, blog…) sans investir trop de temps ou de budget.

Automatiser des tâches en interne

  • Simplifier la gestion de projets, centraliser la gestion des ressources, ou faciliter la transformation digitale de certaines tâches administratives (inscription, facturation…).

Mettre en place une application commerciale basique

  • Par exemple, un catalogue produit ou un mini-CRM : pas besoin de connaissances en langage poussées, et vous pouvez personnaliser facilement l’interface utilisateur.

Conclusion

Le no code représente un tournant dans la façon de développer des applications et de gérer des projets digitaux. En s’appuyant sur des outils visuels et une interface graphique, il permet d’obtenir des applications sans code opérationnelles pour de nombreuses situations : création no code de sites web, développement de logiciels internes, automatisation de tâches, etc.

Toutefois, il reste primordial de définir clairement son cahier des charges et d’identifier la complexité des besoins : certaines approches de codage ou un minimum de code peuvent être nécessaires pour des applications complexes ou évolutives. Le no code constitue donc un excellent choix dans bien des cas, à condition de connaître ses limites et de savoir quand envisager un développement partiel ou un Low-code / No-code plus avancé. Dans tous les cas, cette approche No-Code s’affirme comme une solution efficace pour gagner en agilité, en rapidité et en autonomie, tout en réduisant la charge de développement et la dépendance aux développeurs spécialisés.

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