Disruptive Company

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Peux-tu te présenter ?

Je me prénomme Maël, 29 ans presque 40 😁, je suis co-fondateur de Euranov avec Emilien, passionné de musique et toujours coiffé d’un chapeau.

 

Qu’est-ce qui a changé dans tes habitudes depuis le télétravail ? 

Le temps de trajet le matin et le soir pour aller bosser, penser à mettre un pantalon et un calme appréciable dans mon bureau qui tend à me paraitre insupportable dans le temps, la musique commence à m’aider. J’ai besoin de bruit, de fureur, de vie autour de moi, paradoxalement j’arrive à être plus concentré sur ce que j’ai à faire mais j’avoue que la sociabilité et le bordel ambiant du bureau commencent à me manquer.

 

Es-tu plus créatif depuis le télétravail ? 

Créatif, pas encore, je pense qu’il faut une phase d’adaptation. Je suis habitué à être sollicité 1000 fois par jour à l’oral, à devoir prendre des décisions, à donner un avis, à être confronté à 100 problèmes par jour et ne pas voir le temps passer, je dois avouer, qu’à distance, la mer est bien plus calme et les problèmes tendent à être moins nombreux. Cette période ne me permet pas encore d’être créatif et apaisé, j’ai plus cette impression d’être un lion en cage que l’on force à prendre ses marques, cette situation de confinement me contraint et je dois simplement m’y habituer. Je pense qu’ensuite, les choses vont changer, je vais avoir ce temps pour créer, inventer et réfléchir à toutes ces choses que l’on se met en permanence sur l’étagère «  de si j’avais le temps… ».

 

Qu’est ce qu’EuraNov a mis en place pour que les entreprises s’adaptent au télétravail ? 

Nos clients majeurs ont une particularité étonnante, ils se sont tous pris la crise de plein fouet ! Que ce soient nos clubs de Ligue 1 comme le Losc, le PSG, le FC Nantes et les Girondins de Bordeaux, notre club de Top 14 le Stade Rochelais ou encore AccorHotels Arena, le stade Pierre Mauroy ou les 24h du Mans, ce furent les premiers à voir leurs activités se stopper immédiatement. En tant que proche partenaire de ces entreprises sur la partie transformation digitale, nous avons assisté à une période un peu floue. L’objectif de tous ces acteurs est de rassembler dans une enceinte, des centaines, des milliers de personnes et de leur permettre de vivre un expérience inoubliable, autant dire, que cela est devenu compliqué. Toutefois, de manière très étonnante, tous ces acteurs ont su se mobiliser, s’adapter et profiter de cette période pour innover et inventer leur méthode de communication avec leur public. Leur communauté ne peut plus se voir temporairement de visu, qu’à cela ne tienne, la communauté existe quoi qu’il en soit et ils souhaitent pouvoir garder le lien et communiquer comme jamais avec elle, c’est là que EuraNov intervient. Nous avons la chance d’être proche des directions, des décideurs stratégiques et nous les accompagnons depuis quelques semaines à mettre en place ces nouveaux canaux de communication, paradoxalement, la période est propice à changer, à s’adapter, à inventer de nouvelles manières de communiquer, ces bouleversements sont passionnants.

 

Comment EuraNov arrive à être disruptive ? 

C’est dans notre ADN. Depuis la création, Emilien et moi avons souhaité faire les choses tout à fait autrement. L’univers Salesforce tendait vers la régie, l’accompagnement informatique bête et méchant, nous avons décidé de prendre le problème à l’envers, nous nous sommes efforcés à accompagner, à écouter, à comprendre les problématiques de nos clients et nous avons souhaité privilégier le conseil et l’adoption des solutions que nous mettions en place. Avec le temps, nous nous sommes faits une place dans le secteur du sport professionnel, des grands événements et de l’accueil hospitalité en général. Ce secteur possède une visibilité médiatique incroyable mais n’est constitué que de petits acteurs de centaines de personnes passionnées. Digitalement, l’essentiel était couvert (la billetterie), mais tout ce qui touche à l’expérience devait être inventé et c’est ce que Euranov se passionne à faire depuis 4 ans. Notre rôle n’est pas de faire les basses besognes informatiques, mais de nous intéresser à leur métier, à comprendre leur difficulté, à chercher des solutions et inventer avec eux de nouvelles manières de faire. 

 

Qu’est-ce qu’EuraNov prévoit de changer durant et après cette période ?

Accélérer nos recherches et les temps d’innovation sur la gestion des communautés. Les communautés aujourd’hui sont multiples; nos collègues, nos familles, nos clients, nos supporters, nos clients VIP, nos partenaires, il existe aujourd’hui une infinité de communautés dont les membres cherchent de plus en plus à interagir entre eux sans forcément à avoir besoin de se voir physiquement et la période en est le reflet. Nous travaillons aujourd’hui avec les clubs de Ligue 1 sur des applications mobiles de réseau sociaux fermés à leurs communautés. Nous essayons d’inventer de nouvelles manières de se réunir, d’échanger, de partager, de jouer. Les succès de Facebook, de Linkedin nous montrent que l’usage des réseaux sociaux est adopté de tous, nous pensons que ce n’est plus à ces GAFA de posséder ces réseaux, mais qu’aujourd’hui une marque, une entreprise, un club peut posséder et travailler son propre réseau en conservant un lien constant avec ses communautés par l’intermédiaire du mobile. En sortie de cette période, les marques, les entreprises vont proposer de nouvelles manières d’interagir avec leurs clients et nous serons là .

 

Comment cette période aide EuraNov à innover et changer ? 

En interne, à travailler loin des autres. Mine de rien c’est compliqué à mettre en place et en tant que dirigeant, il est compliqué de faire aveuglément confiance. Je pense que nous avons une équipe jeune exceptionnelle nous prouvant chaque jour que la confiance est intacte. Nous essayons d’innover en communiquant beaucoup entre nous, en organisant des concours de high scores sur des jeux vidéo débiles, en se montrant en vidéo pour s’apporter un peu de présence.

Vers nos partenaires et clients, je pense que c’est la même chose, je passe mon temps à faire de la rassurance, à montrer à tout le monde que tout va bien, que nous sommes là, que nous sommes tous occupés à 100% et que tout ceci ne change rien si ce n’est notre motivation à vouloir faire encore plus. 

 

Quels conseils donnerais-tu pour devenir une entreprise disruptive ? (pour le mot de fin)

Faire confiance à vos employés, se baser sur l’humain, laisser des largesses, être diplomate, écouter, comprendre et être surpris des belles idées que donnent la liberté et le sentiment d’être en confiance. 

Avec les clients, idem, il faut écouter, comprendre, oser, et anticiper.

Pour finir, certains écrivaient il y a des décennies que l’homme aurait toutes les technologies suffisantes le jour où il trouverait un moyen de communiquer dans sa langue avec n’importe quelle autre personne sur la planète en instantané. Ben c’est une application que j’ai dans mon vieux téléphone.  Etre disruptif ou innovant ce n’est plus courir après l’exploit technologique mais s’intéresser à celui qui va utiliser ce que vous faites et faire en sorte que son expérience soit la plus agréable possible.