Choisir son porte feuille numérique de cryptomonnaie

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Envie de vous lancer dans la cryptomonnaie, d’échanger des NFT ou de financer votre prochain voyage dans l’espace ? Il va d’abord falloir choisir votre portefeuille numérique qui vous permettra d'envoyer, recevoir, contrôler​, et sécuriser vos cryptoactifs. Suivez les conseils de nos experts pour en comprendre les enjeux et faire votre choix :

 

 

 

Qu’est-ce qu’un wallet ? 

Le choix et l’utilisation d’un wallet est bien évidemment un aspect incontournable de la technologie blockchain. C’est un outil utilisé pour interagir avec un réseau blockchain. La notion de « wallet » ou « portefeuille » est un peu traitre, puisque tout l’intérêt de cette technologie est la décentralisation. Ainsi vous ne possédez pas directement vos coins dans votre wallet, mais plutôt un outil pour accéder au registre et connaitre l’état de vos fonds. Par ailleurs, la blockchain n’enregistre pas l’état financier d’un compte, mais toutes les entrées ou sorties. 

 

 

Comment fonctionne une transaction ? 

Petite aparté à ce sujet pour comprendre comment fonctionne une transaction, vous pouvez passer ce paragraphe si cela ne vous intéresse pas :

Par exemple, vous voulez envoyer 10 ether à Bob, les mineurs qui doivent valider votre transaction doivent pouvoir vérifier que la somme de vos dernières entrées d’argent est supérieure à 10 ether. Pour simplifier, imaginons que sur la blockchain est écrit que vous avez reçu 10 et 5 ether. Virtuellement, votre « balance » est de 15 ether. Vous allez donc envoyer 10 ether à Bob, et 5 ether à vous-même. Lors de la prochaine transaction, les mineurs pourront vérifier que vous avez reçu 5 ether, donc votre capacité d’envoi est de 5 ether. On entre dans le sujet des UTXO que les plus curieux pourront creuser par eux-mêmes. C’est pourquoi on préfère comparer la blockchain à un registre de transactions plutôt qu’à une base de données ou un livre de comptes.

 

 

Utilisation d’un wallet :

Les wallets génèrent des informations cryptographiques, notamment les paires clés publiques – clés privées. Une clé publique est en quelque sorte votre adresse sur la blockchain. Comme une adresse mail, n’importe qui peut vous envoyer des fonds s’il connait votre clé publique. La clé privée est souvent perçue comme un mot de passe, mais c’est bien plus que ça. C’est grâce à elle que vous pouvez effectuer et signer des transactions. C’est un élément extrêmement sensible qui ne doit surtout pas être communiqué. Pour qu’elle soit plus facile à retenir ou noter, elle est générée sous forme d’une suite de mots qu’on appelle mnémonique ou seed phrase. Il est déconseillé de la noter dans un fichier sur votre ordinateur ou téléphone pour ne pas se faire pirater. On évite également de l’écrire sur un post-it que l’on colle sur son ordinateur, mais il ne faut surtout pas la perdre. Si elle est perdue, rien à faire, tout ce que vous possédiez sur ce compte est perdu à jamais. Donc on l’écrit sur un bon vieux papier, et on l’enferme dans un coffre.

 

 

Quel choix de wallet ? 

Tous les wallets ne sont pas les mêmes. On distingue plusieurs types de wallets, les deux grandes familles étant ce qu’on appelle les hot et cold wallets.

 

Les hot wallets sont connectés à internet, plus simples et plus rapides d’utilisation mais moins sécurisés. Metamask par exemple, est un web wallet pour Ethereum sous forme d’extension de navigateur, très largement utilisé. Très simple d’utilisation, la création des clés est rapide et c’est actuellement un des standards lorsque l’on commence ou que l’on effectue que des petites transactions, à titre personnel. Il est important de comprendre également qu’avec Metamask vous possédez vos propres clés et donc vos propres fonds. Quand vous achetez des cryptomonnaies sur Binance, vous faites confiance un tiers (Binance) qui « gère » vos clés, et perdez l’aspect décentralisé de la blockchain.

 

Les cold wallets ne sont pas connectés à Internet, et assurent ainsi une sécurité bien meilleure. Ils stockent vos clés et sont protégés des cybers attaques. Ils peuvent avoir la forme d’un simple morceau de papier sur lequel est imprimé un QR code, contenant un montant fixe de coins. Evidemment ce n’est pas très pratique, pour payer avec ce type de wallet, vous êtes obligé d’envoyer l’entièreté en une fois de ce qui y est contenu. Et puis, il ne faut pas renverser de café dessus. Le meilleur moyen est donc d’utiliser un hardware wallet, comme ceux de Ledger. Ce sont des espèces de petites clés USB, à connecter à un ordinateur pour signer (valider) une transaction. Les wallets Ledger sont largement conseillés pour des opérations plus professionnelles ou plus importantes.

 

Si comme nous, vous êtes plutôt intéressé par la blockchain Tezos (plus écologique qu’Ethereum, et française !), on ne peut que vous recommander pour débuter d’utiliser Temple (https://templewallet.com/). Temple est considéré comme “le Metamask de Tezos”, ayant un principe d’utilisation similaire. Il se présente comme une extension de navigateur, et vous permettra d’accéder à l’écosystème Tezos en quelques clics !